Une lettre ouverte adressée au député Thierry Benoit après le vote de la Loi d’Urgence Agricole
À la suite du vote de la Loi d’Urgence Agricole, plusieurs habitantes et habitants du pays de Fougères ont décidé d’interpeller publiquement le député de la 6ème circonscription d’Ille et Vilaine : Thierry Benoit.
Cette initiative intervient après plusieurs mobilisation contre un texte présenté comme destiné à « protéger et renforcer la souveraineté agricoles », mais qui comporte, selon les signataires dont je fais parti, des dispositions préoccupantes concernant :
- la réintroduction de certains néonicotinoïdes
- l’élevage intensif et l’agrandissement des exploitations
- le stockage agricole de l’eau
- la protection des nappes, des cours d’eau et des zones humides
- la biodiversité et la santé publique
- le revenu et l’avenir des agriculteurs et agricultrices
Le projet de loi a été définitivement adopté après son approbation par l’Assemblée nationale le 20 juillet 2026, puis par le Sénat le 21 juillet 2026. Le Sénat confirme que le texte prévoit notamment des mesures de simplification concernant l’accès à l’eau, le foncier agricole et la protection des élevages.
Pourquoi cette lettre ouverte ?
Avant le vote, plusieurs dizaines de personnes s’étaient mobilisées dans le pays de Fougères pour appeler les député•es et sénateurs•rices à ne pas voter le texte. Cette mobilisation s’inscrivait dans un mouvement national rassemblant plusieurs milliers de personnes opposées à certaines dispositions du texte.
Des courriels avaient également été adressés individuellement à Thierry Benoit afin de lui demander d’expliquer son positionnement. Ces sollicitations n’ont pas reçu de réponse directe. Le député avait toutefois livré quelques explications dans la presse locale via un très bref article dans Ouest France (vous apprecierez la discrétion du député).
Les signataires ont donc choisi de répondre publiquement à ces arguments et de poser neuf questions précises sur les conséquences de la loi.
Cette lettre ouverte documentée et sourcée n’a pas pour objectif de prétendre parler au nom de tous•tes les agriculteurs•rices. Elle vise à demander des explications politiques, scientifiques et démocratiques sur un vote jugé incompréhensible.
Thierry Benoit s’est abstenu sur la loi
Les auteurs de la lettre s’interrogent d’abord sur le choix de l’abstention.
Thierry Benoit a déclaré que la question des produits phytosanitaires devait être portée par le gouvernement au moyen d’un véritable projet de loi, accompagné d’une étude d’impact, et non être introduite « en catimini ». Il a également qualifié le sénateur Laurent Duplomb d’« obstinément déraisonnable et provocateur ».
Pour les signataires, cette position pose une question simple :
Si la méthode était contestable et si le porteur de la mesure était jugé provocateur, pourquoi ne pas avoir voté contre le texte ?
La lettre ouverte souligne qu’une abstention ne constitue pas un refus politique clair. Elle peut, dans un scrutin serré ou controversé, contribuer à laisser adopter un texte dont certaines dispositions sont pourtant légitimement dénoncées.
Les habitant•es demandent donc à Thierry Benoit de préciser :
- pourquoi il ne s’est pas opposé à la loi
- quelles dispositions il approuvait exactement
- quelles mesures il considérait suffisamment importantes pour justifier son abstention plutôt qu’un vote contre
Néonicotinoïdes : la surface concernée suffit-elle à mesurer le risque ?
Pour justifier son abstention, Thierry Benoit a également relativisé la portée de la réintroduction de l’acétamipride et de la flupyradifurone en évoquant une surface potentiellement concernée de 250 000 hectares, sur environ 28 millions d’hectares de surface agricole utile.
La lettre ouverte conteste logiquement cette manière d’évaluer le risque.
Un produit ne devient pas moins toxique parce qu’il est utilisé sur une surface limitée
Les auteurs rappellent un argument scientifique pourtant largement diffusé depuis plus d’un an : la dangerosité d’une substance ne dépend pas uniquement de la superficie traitée. Il faut également prendre en compte :
- sa toxicité intrinsèque
- sa capacité à se déplacer dans l’environnement
- sa persistance
- ses métabolites
- ses effets sur les organismes non ciblés
- les risques d’exposition répétée ou à faible dose
- son impact possible sur les enfants et le cerveau en développement
L’acétamipride est une substance systémique. Elle peut être absorbée par les végétaux, contaminer le cycle de l’eau et circuler dans différents compartiments environnementaux. L’enjeu soulevé par la lettre ouverte est donc celui de la circulation de la substance, et non uniquement celui de la surface directement traitée.
Des scientifiques cités dans la lettre ont souligné qu’une étude japonaise à montré qu’il avait été retrouvé de l’acétamipride dans l’eau de pluie. Ainsi, la substance peut être utilisée quelquepart et contaminer un autre endroit par l’eau de pluie.
Les incertitudes relevées par l’EFSA
Dans un avis publié le 15 mai 2024, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a identifié des incertitudes importantes concernant les propriétés de neurotoxicité développementale de l’acétamipride. L’EFSA estime que des données supplémentaires sont nécessaires pour parvenir à une évaluation plus robuste. Elle a également proposé d’abaisser certaines valeurs toxicologiques de référence.
Ces conclusions ne signifient pas que l’acétamipride est démontré comme responsable de toutes les pathologies évoquées dans le débat public. Elles montrent cependant que la question ne peut pas être présentée comme définitivement réglée.
La lettre ouverte défend donc l’application du principe de précaution, notamment lorsqu’il est question :
- de santé infantile (dans un contexte d’épidémie de cancers pédiatriques)
- de système nerveux
- d’exposition environnementale
- de contamination de l’eau
- de biodiversité et de pollinisateurs
Une étude a détecté des traves (sous forme de métabolite) de l’acétamipride dans le liquide céphalo-rachidien d’enfants
Les auteur•es s’appuient également sur une étude publiée dans la revue scientifique Environmental Health en 2022.
Cette étude pilote a porté sur 14 enfants atteints de cancers hématologiques. Le métabolite N-désméthyl-acétamipride a été détecté dans le liquide céphalo-rachidien de 13 d’entre eux. L’étude met donc en évidence une exposition biologique, mais elle ne permet pas d’établir que l’acétamipride ou ses métabolites ont provoqué les cancers observés.
Cette nuance est essentielle.
La lettre ouverte ne prétend pas démontrer un lien de causalité entre cette substance et les cancers pédiatriques. Elle considère toutefois que la présence d’un métabolite dans le liquide qui baigne le cerveau et la moelle épinière constitue un signal suffisamment préoccupant pour justifier des recherches complémentaires et une politique de prudence.
Le terme « Thierry Benoit soutien du cancer » : une expression à replacer dans son contexte
Le terme « Thierry Benoit allié du cancer » fait référence aux alertes et aux prises de parole de Fleur Breteau, du collectif Cancer Colère, dans le débat autour des pesticides et de l’exposition aux substances chimiques.
Il ne s’agit pas d’affirmer que Thierry Benoit soutiendrait le cancer ou souhaiterait favoriser des pathologies. Une telle formulation serait trompeuse et diffamatoire.
La question posée par la lettre ouverte est différente :
Un responsable politique peut-il soutenir ou ne pas combattre suffisamment une mesure qui expose potentiellement la population à une substance controversée, alors que des alertes scientifiques et médicales existent ?
Cette formulation permet de distinguer clairement :
- le soutien à une politique publique
- la contestation d’un vote
- l’alerte concernant un risque sanitaire
- l’accusation personnelle, qui n’est pas l’objet de la lettre
Les auteur•es souhaitent mettre en avant les inquiétudes exprimées par Fleur Breteau et le collectif Cancer Colère, tout en rappelant qu’aucun raccourci ne doit être fait entre exposition à un pesticide, présence d’un métabolite et apparition automatique d’un cancer.
Le Conseil national de l’Ordre des médecins appelle à la prudence
La lettre ouverte mentionne également la position du Conseil national de l’Ordre des médecins concernant la réintroduction de ces substances.
Les signataires rapportent que l’Ordre des médecins a estimé que l’ensemble des éléments scientifiques disponibles permettait de formuler un doute sérieux sur l’innocuité de l’acétamipride. Il a appelé à ne pas ignorer les alertes et à appliquer le principe de précaution.
Cette position est importante dans le débat public, car elle rappelle que l’absence de preuve définitive d’un danger ne constitue pas nécessairement une preuve d’absence de danger.
La vidéo mentionnée dans la lettre ouverte peut être consultée ici
Les alertes d’Élise Bordet et de Philippe Grandcolas qui rendent incompréhensible l’abstention de Thierry Benoit
La lettre ouverte s’appuie également sur les interventions publiques de deux spécialistes.
Élise Bordet
Élise Bordet, ingénieure agronome et spécialiste des stratégies d’innovation dans le domaine de la santé, intervient sur les risques associés à l’acétamipride et sur la nécessité de prendre en compte les données disponibles dans leur ensemble.
Philippe Grandcolas
Philippe Grandcolas, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la biodiversité, alerte sur les effets des néonicotinoïdes à faible dose et sur leur capacité à affecter les organismes non ciblés.
Son intervention évoque également la circulation possible de ces molécules dans l’environnement et dans le cycle de l’eau.
Ces vidéos ne remplacent pas une expertise réglementaire ou une revue systématique de la littérature scientifique. Elles montrent néanmoins que les inquiétudes exprimées dans la lettre ouverte s’inscrivent dans un débat scientifique et sanitaire plus large.
Bleu-Blanc-Cœur peut-il justifier l’absence de vote contre ?
Thierry Benoit a également cité la mention Bleu-Blanc-Cœur parmi les raisons de son abstention.
Les auteurs de la lettre ouverte reconnaissent l’intérêt de mieux valoriser les productions de qualité et les démarches favorisant une alimentation plus durable. Ils contestent cependant la proportion entre cette mesure et les autres dispositions du texte.
Selon eux, on ne peut pas mettre sur le même plan :
- la reconnaissance d’une mention alimentaire
- l’exposition à des pesticides
- la santé des enfants
- la qualité de l’eau
- les pollinisateurs
- la protection des zones humides
- la biodiversité
- l’avenir des exploitations agricoles
La question posée est donc la suivante :
Pourquoi rattacher une clarification concernant Bleu-Blanc-Cœur à un texte comportant des dispositions fortement contestées sur les pesticides, l’élevage, l’eau et le foncier ?
Les signataires demandent également quelles mesures de la loi garantissent réellement :
- des prix rémunérateurs
- un revenu minimum agricole
- une meilleure répartition de la valeur
- une protection face à la grande distribution
- une lutte contre la concurrence déloyale
- une meilleure transmission des exploitations
- l’installation des jeunes agriculteurs
Des modèles agricoles plus vertueux pour l’environnement et la santé existent et méritent de véritables loi pour être favorisés.
Agrandissement des exploitations : quelle place pour la transmission ?
La Loi d’Urgence Agricole prévoit différentes mesures de simplification concernant le foncier et les procédures agricoles. Le texte vise notamment à renforcer le potentiel productif et à simplifier certaines normes.
La lettre ouverte ne nie pas l’importance de l’agriculture. Elle interroge cependant la priorité donnée à l’agrandissement des exploitations.
Le risque d’une concentration accrue des terres
Les exploitations les plus capitalisées sont souvent les mieux placées pour reprendre les terres libérées. Une simplification des procédures d’agrandissement, si elle n’est pas accompagnée de garanties sociales et environnementales, pourrait donc favoriser :
- la concentration foncière
- la disparition des petites et moyennes fermes
- l’agrandissement des élevages
- la spécialisation des productions
- la réduction du nombre d’agriculteurs
- la difficulté d’installation des jeunes
Le contrôle des structures a précisément pour fonction d’encadrer les agrandissements et de favoriser une agriculture diversifiée. Le ministère de l’Agriculture rappelle que cette politique doit contribuer à préserver l’équilibre des exploitations et le renouvellement des générations.
La question centrale posée à Thierry Benoit est donc la suivante :
Quelles garanties concrètes empêchent que la simplification administrative ne se transforme en accélération de la concentration des terres ?
Nous sommes dans un département où la part d’actifs agricoles permanents est très largement en déclin. Le nombre d’actifs agricoles est passé de 43 240 en 1979 à 12 641 en 2020 soit une évolution de -71 %. Ce texte ne pourra que renforcer cette situation dramatique.
En mars 2024, j’avais relayé un outil de diagnostic du territoire éclairant pour faire l’état des lieux de notre territoire en terme d’agriculture, artificialisation des sols et alimentation.
Agriculture en Ille-et-Vilaine : produire davantage ou installer davantage ?
La lettre ouverte s’appuie aussi sur des données locales et départementales concernant l’Ille-et-Vilaine et le pays de Fougères.
Selon les données citées par les auteurs, le département connaît une diminution importante du nombre d’agriculteurs depuis plusieurs décennies. Cette évolution soulève une question de fond : l’intensification et l’agrandissement permettent-ils réellement de répondre à la crise agricole ?
Les signataires défendent une autre priorité :
- faciliter l’installation
- accompagner la transmission
- favoriser la diversité des fermes
- développer les circuits courts
- soutenir la transformation à la ferme
- maintenir les haies et les infrastructures agroécologiques
- améliorer le revenu agricole plutôt que la seule capacité de production
Le diagnostic biodiversité du territoire de l’Ille-et-Vilaine est également cité dans la lettre ouverte afin de montrer que les pratiques agricoles exercent déjà une pression importante sur les milieux naturels.
L’eau : bien commun ou ressource réservée à quelques exploitations ?
La question du stockage agricole de l’eau constitue un autre volet majeur de la lettre ouverte.
Thierry Benoit a déclaré être favorable à l’augmentation du stockage, sous réserve que les ouvrages soient alimentés par les eaux de ruissellement plutôt que par les nappes phréatiques.
Les auteurs estiment toutefois que le texte adopté ne se limite pas à la récupération des eaux de ruissellement. Il facilite plus largement certains projets hydrauliques et prévoit des adaptations concernant la participation du public et les règles applicables dans le cadre des SAGE.
Le dossier législatif du Sénat présente d’ailleurs le texte comme comportant des mesures relatives à l’accès à l’eau et à la simplification de plusieurs normes agricoles.
Le stockage de l’eau n’est pas sans impact
Même lorsqu’elle provient du ruissellement, l’eau n’est pas une ressource sans conséquence écologique.
Le ruissellement participe :
- à l’alimentation des cours d’eau
- au fonctionnement des zones humides
- à la recharge des nappes
- au maintien des écosystèmes situés en aval
Intercepter massivement cette eau peut donc déplacer le problème plutôt que le résoudre.
La lettre ouverte demande notamment :
- une réduction préalable des prélèvements
- des études hydrologiques indépendantes
- une transparence renforcée
- une participation effective du public
- une protection des zones humides
- un partage équitable de la ressource
- des critères contraignants d’adaptation au changement climatique
Les auteurs citent également l’expertise du BRGM sur les réserves de substitution dans les Deux-Sèvres.
Les zones humides ne sont pas des espaces sans valeur
La lettre ouverte insiste sur le rôle des zones humides dans la gestion de l’eau.
Elles peuvent contribuer à :
- ralentir les écoulements
- limiter les inondations
- filtrer certains polluants
- soutenir les débits en période sèche
- préserver la biodiversité
- favoriser la recharge des nappes
Une zone humide dégradée n’est pas nécessairement une zone dépourvue de valeur écologique. Elle peut être restaurée et retrouver certaines de ses fonctions.
C’est pourquoi les signataires contestent toute politique qui faciliterait leur dégradation sans garantir une trajectoire de restauration et de protection à long terme.
Une mobilisation fondée sur des sources publiques et vérifiables
La lettre ouverte a été construite à partir de plusieurs types de documents :
Sources institutionnelles
- Scrutin public de l’Assemblée nationale
- Dossier législatif de la Loi d’Urgence Agricole
- Présentation du texte par le Sénat
- Agreste, statistiques publiques agricoles
- Ministère de l’Agriculture
Sources scientifiques et sanitaires
- Avis de l’EFSA sur l’acétamipride
- Informations de l’EFSA sur la neurotoxicité développementale
- Étude sur les néonicotinoïdes dans le liquide céphalo-rachidien d’enfants
- Vérification de Franceinfo sur les études concernant l’acétamipride
L’EFSA indique elle-même que les données disponibles font apparaître des incertitudes majeures sur la neurotoxicité développementale de l’acétamipride et que des recherches supplémentaires sont nécessaires.
L’étude publiée dans Environmental Health précise quant à elle que la détection du métabolite dans le liquide céphalo-rachidien ne permet pas d’établir un lien de causalité avec les cancers des enfants étudiés. Cette limite scientifique est intégrée à la lettre ouverte afin d’éviter toute exagération.
Les neuf questions posées à Thierry Benoit
La lettre ouverte demande finalement au député de répondre clairement aux questions suivantes :
- Pourquoi s’être abstenu alors qu’il contestait la méthode d’introduction des dispositions relatives aux pesticides ?
- Pourquoi avoir relativisé le risque en se fondant principalement sur la superficie concernée ?
- Quelle est sa position exacte sur l’application du principe de précaution ?
- Quelles mesures de la loi garantissent réellement le revenu des agriculteurs ?
- Quelles garanties empêchent la concentration des exploitations ?
- Pourquoi faciliter l’agrandissement avant de renforcer l’installation et la transmission ?
- Quelle était sa position sur les clauses miroirs permettant d’interdire certains produits importés ?
- Quelles garanties protègent les nappes, les cours d’eau et les zones humides ?
- Est-il favorable au doublement du stockage agricole d’ici 2035 et sous quelles conditions ?
Une demande de débat démocratique
La lettre ouverte ne demande pas à Thierry Benoit de partager toutes les convictions de ses auteurs.
Elle lui demande d’assumer son vote, de répondre aux citoyens de sa circonscription et de détailler les garanties qu’il estime suffisantes pour protéger :
- la santé publique
- l’eau
- la biodiversité
- les agriculteurs
- les générations futures
Les signataires refusent que la défense de l’agriculture serve à justifier automatiquement l’agrandissement des exploitations, l’augmentation des prélèvements d’eau ou la réintroduction de substances controversées.
Ils défendent une agriculture capable de permettre aux paysannes et aux paysans de vivre dignement de leur travail, tout en préservant les sols, les haies, les cours d’eau, les zones humides et la biodiversité.
La question posée à Thierry Benoit dépasse donc son seul vote. Elle concerne le modèle agricole que les responsables publics souhaitent accompagner dans les prochaines années : une agriculture toujours plus concentrée et dépendante des pesticides et de l’irrigation, ou une agriculture diversifiée, rémunératrice et compatible avec les limites écologiques du territoire.
Une large partie des sources citées dans l’article et la lettre ouverte ont été reprise dans la Médiathèque du militant présente sur le blog. J’alimente cette base de données depuis la création du blog. N’hésitez pas à y jeter un oeil.

C’est questionnements sont on ne peut plus légitime.